Sdkfz 250-9

1/35 – Maquette Tamiya réf 35115, chenilles Modelkasten réf K-18, photodécoupe Eduard réf 35062, tête Legend Productions réf LF0111, figurine Dragon réf 61093.

   

   

 

Historique :
Le Sdkfz 250 est un half-track blindé léger, plus petit que son grand frère le Sdkfz 251, qui connu vite une popularité dans la Werhmarcht. La version présentée ici est dite initiale et comportait de nombreux angles et surfaces inclinées. A partir de 1943 apparu une version « neue art », simplifiant considérablement la production. Le Sdkfz 250/9 est un engin de reconnaissance équipée d’un canon à haute cadence de tir KwK 38 de 20mm avec une mitrailleuse coaxiale MG34 ou MG42 dans une tourelle basse ouverte. Le modèle appartient au Panzer Aufklärungs Abteilung 116 de la 116 Panzer Division. Créée le 15 mai 1944 en France, cette division est en Normandie au moment du débarquement allié, mais restera en réserve jusqu’au moment de l’opération Cobra. Elle permettra, notamment, l’évacuation d’une partie des forces allemandes de la poche de Falaise.

La montage :
J’aime les vieilles productions Tamiya. Et je note que le Sdkfz 250/9 Ref. 35115 est une maquette qui a bien vieilli. Malgré ses formes compliquées, les pièces s’ajustent plutôt très correctement. Je me suis porté sur le set de photo-découpe Eduard ref. 35062 pour gagner en finesse. Les chenilles du kit sont trop plates et peu détaillées. Aussi, je les ai remplacées par la référence K-18 de chez Modelkasten, qui fournit aussi les barbotins et les roues.
Il faut bien étudier les étapes du montage et ne pas se tromper dans la marche à suivre. Alors, j’ai procédé de la façon suivante : 1. Montage et peinture de l’intérieur du véhicule ; 2. Montage et peinture du canon avec son support ; 3. Adaptation et peinture de la figurine qui sera assise derrière le canon ; 4. Mise en place du canon avec sa figurine et collage de la structure supérieure de la caisse ; 5. Montage du détaillage de la caisse et tourelle; 6. Obturation des ouvertures, sous-couche et peinture du véhicule ; 7. Roues et chenilles ; 8. Patine et micro-peinture.
Bon, je passe sur l’intérieur car, de toute façon, il reste peu visible devant l’étroitesse de la caisse. Le canon et son support se montent vraiment sans difficultés. En plus, il reste mobile en site et azimut et c’est très pratique pour la mise en place. Avec des éléments de figurines Dragon, je conçois le personnage qui est assis derrière l’affût. Je lui adapte une tête casquée Legend Productions, tout comme le Lieutenant qui, lui, verra son bras droit et sa jambe gauche sculptés dans du Putty pour une meilleure adaptabilité dans la petite tourelle. Les figurines sont peintes classiquement  avec des teintes Prince August. Les insignes et grades sont issus d’une planche de décals Tamiya appliqués avec de l’assouplissant. Puis, une couche de vernis mat est appliquée sur l’ensemble. Ensuite, je mets en place les éléments du canon dans l’intérieur de la caisse et je colle la moitié supérieure.  Je détaille au possible, par la photo-découpe, l’extérieur notamment au niveau des petits crochets, des diverses gouttières et le mécanisme d’ouverture/fermeture de la porte qui sera laissée ouverte pour entre-apercevoir un minimum de l’intérieur. Vient le moment d’obturer les ouvertures avant d’appliquer la sous-couche, puis le camouflage. Là, j’ai découvert une astuce assez pratique. Prenez du film alimentaire transparent, découpez un bon morceau et placez-le autour du canon et dans l’ouverture de la porte. L’avantage du film, c’est qu’il est très fin, parfaitement étanche et très aisé à mettre en place. On évite ainsi des dépenses inconsidérées de bande cache. Les roues et les galets de roulement sont traités à part. Les maillons de chenille Modelkasten demandent un peu de travail, mais restons honnête, il n’en faut que 41 par chenilles, il y a pire me semble-t-il ! Celles-ci sont assemblées en ligne, peintes et fixées avant la patine générale.

La peinture :
Avant la sous-couche, je prépare un mélange de mastic dilué à l’Acétone, de sable fin et d’un peu de filasse que je badigeonne légèrement sur le bas de caisse et sous les garde-boues. Vu la petitesse du modèle, je n’ai pas appliqué de pré-ombrage. J’ai commencé directement par deux fines couches de Jaune sable 028 de Prince August Air à l’aérographe. Vient le temps des zébrures.  Pour cela, j’ai utilisé les teintes Vert olive H405 et Brun chocolat H406 de chez Hobby Color, diluées à 20% environ. Il m’a fallu deux tentatives pour parvenir à un résultat convenable.  Du vernis brillant est appliqué au pinceau sur les surfaces recevant les décals. Pour les grands chiffres d’identification, j’ai préféré les détourer pour les placer sur les formes tourmentées du flan de caisse avec un poil d’assouplissant car, le film est fragile. Ensuite, j’applique un léger voile très dilué de Sable 75 Prince August Air. Après, j’uniformise tout sous une couche fine de vernis mat passée à la bombe. Un voile rapide de Brun foncé à pression très basse sur le bas de caisse et les roues simule un « crachouillis » discret de projection de boue. On termine par une patine délavée à base de noix de peinture à l’huile tirées au White, par quelques brossages à sec et par un empoussiérage à la poudre de pastel. Au final, peinture des accessoires et lot de bord à l’acrylique Prince August et micro peinture avec une teinte Gris-noire sur les surfaces soumises à l’usure et sur les arrêtes nombreuses du véhicule car, on peut supposer que l’engin ait été éprouvé sur le front de l’Est avant de se retrouver dans le bocage normand.
A une prochaine, amis passionnés !