Marder III H

1/35. Maquette Tristar réf. 35030 et figurine Dragon réf. 6518.

    

   

Historique :
 La scénette représente un Marder III H de la 1.Kompanie de la Panzerjägerabteilung de la division Grossdeutschland sur le front de l’Est. Début février 1943, la Grossdeutschland engage les soviétiques le long de la voie ferrée Kharkov-Poltava après l’évacuation de la citée de Kharkov par les forces allemandes.

Le Marder III H :
 Cette variante du Marder III était armé de l’excellent canon anti-char allemand standard de 75 mm PaK 40 sur le très bon châssis du Panzer 38(t) Ausf. , châssis qui d’ailleurs était disponible en grande quantité. Le moteur se trouvait à l’arrière du véhicule (Ausf. H signifie Heckmotor (moteur arrière)), et le canon dans un compartiment ouvert situé au centre du châssis. Il était équipé de 38 obus et disposait d’une mitrailleuse de 7,92 mm de fabrication tchèque placée à l’avant à gauche du conducteur. Le nom complet de cette variante était le 7.5cm PaK40/3 auf Panzerkampfwagen 38(t) Ausf. H (Sd Kfz 138). Environ 250 exemplaires furent construits entre novembre 1942 et avril 1943.

La maquette :
 Après hésitation entre la maquette Dragon et celle de chez Tristar, j’ai jeté mon dévolu sur cette dernière, car elle est plus juste à différents niveaux. La boite, relativement compacte, au boxart sobre, revelle un contenu impressionnant avec 502 pièces moulées dans un plastique beige de bonne qualité et un moulage au plus haut des standards. La boite comprend aussi une petite planche de photodécoupe, quelques pièces en plastique transparent. Il faut aussi noter que la pièce de Pak 40 est issue des productions AFV Club, donc qualité absolue. Tout l’intérieur du char est détaillé superbement, même si au final on ne verra pas grand chose une fois la maquette montée.

Le montage :
J’ai commencé le montage par les éléments s’insérant dans l’habitacle, les sièges, la radio, les casiers, l’embrayage et le poste de conduite, etc … Pour le poste radio, j’ai dû refaire le cadre en feuille d’alu car j’ai cassé la photodécoupe prévu à cet effet (et oui, on  a le droit de s’énerver de temps en temps !). J’ai continué en assemblant les éléments de la caisse, dont les parties intérieures sont peintes avant montage. la plage moteur est assemblé à part. Le canon Pak est une maquette dans la maquette. Il n’y a aucun souci d’assemblage. Il faut repréciser que c’est une référence de la marque AFV Club et donc gage d’une très bonne réalisation. Je tiens à noter tout de même un petit souci d’ajustage lors de la mise en place de la structure supérieure de la casemate, venant se poser notamment sur le bouclier du canon. J’ai dû procéder à un limage du dit bouclier pour finaliser l’assemblage correctement. Je n’avais pourtant noter sur aucun forum ou review un tel problème. J’ai procédé à de nombreux montage à blanc avant d’en arriver à l’adapter. Faut que j’arrête l’anis, j’ai dû me gâter la main, allez savoir ?!
Pour le train de roulement, rien à dire. J’ai peint les galets sur grappe directement, puis retravaillé le détail après séparation. Bien que très bien moulées, les patins de chenilles demandent quand même un petit travail de lime, mais ils se fixent entre eux sans problème. Je les ai précollés en quatre portions de façon à les peindre et à les fixer au dernier moment.
Mieux qu’un beau discours, autant regarder les photos qui résument mieux le travail (si c’est trop petit, cliquez dessus!) … sachant que j’ai un peu la flemme de détailler par écrit le montage !

   

   

   

   

   

La peinture :
 La teinte retenue pour ce véhicule est le gris-panzer classique, car on le considère sorti des chaînes de montage plutôt en 42. L’intérieur étant blanc sur les flancs et gris coté plancher. Comme toute maquette révélant un intérieur visible une fois montée, il a fallu prévoir des sous-ensembles de façon à pouvoir appliquer la peinture. Une fois l’intérieur peint et fixé sur la caisse, on peut procéder au montage de la superstructure. On colmate les parties peintes, j’utilise à cet effet du film alimentaire, car très fin, hermétique et facile à mettre en place. On peut alors aprêter la maquette avant d’appliquer à l’aérographe deux couches fines de Gris allemand 052 de chez Prince August Air. Pour le train de roulement, je fais la même chose mais directement sur la grappe, après avoir limé le maximum possible. Après quoi, je fini au pinceau les retouches une fois les pièces détachées. Le camouflage blanc est appliqué à la petite brosse avec une acrylique très diluée et appliquée à la louche pour donner son coté « fait au front par l’équipage ». On prévoit les méthodes devenues classiques de patines avec lavi et brossage divers.
Pour la neige, je ne trouvais rien de satisfaisant. Alors j’ai tenté de faire ma propre méthode. Après avoir parcouru les rayons de magasins de beaux-arts, je me suis porté sur deux produits. Un tube de peinture acrylique en Relief de couleur Perle et un petit tube de poudre de paillettes ultra fin. Je tiens à préciser que ça beau être fin, mais à l’échelle qui nous concerne, ça reviendrait à avoir des petits grelons quand même. Mais l’idée n’était pas de les utiliser tels quels. Mon principe est le suivant : j’applique une ou deux couches de peinture relief là où je dois le faire et je saupoudre dessus quelques paillettes. Une fois sec, j’applique au pinceau du blanc un peu dilué dessus jusqu’au bord, mais en laissant un léger filet de couleur perle. Cela donne un effet un peu transparent sur les bords tout en étant blanc neigeux au centre. Les paillettes servent alors à créer quelques reliefs ou mottes.

   

   

 

Les figurines :
 La boite Dragon est parue en fin d’année 2009 et représente quatre soldats alemands équipés de manteaux de peaux épais. C’est un sujet original. La qualité est présente comme souvent chez ce fabriquant. Ce n’est pas une production Gen2, mais ce n’est pas plus mal car on ne passe pas dix ans à les assembler. La gravure et le moulage sont très bons, les visages expressifs. Les manteaux se montent en quatre parties en se joignant presque parfaitement. Quand je dis presque, cela veut aussi dire qu’il faut utiliser le mastique quand même. Tois d’entre eux sont issus dirtectement de la boite sans transfo. Le quatrième a été modifié notamment avec du Milliputt de façon à le représenter assis pour fumer sa pipe. Une fois apprêter, les figurines sont peintes avec de l’acrylique Prince August.

Le socle :
 J’ai utiliser du contreplaqué découpé à la scie sauteuse pour avoir la forme désirée, sachant que je voulais une scénette compacte. Le relief est fait à base de polystyrène. Le tout est recouvert de crépi d’intérieur. Le tout est peint en blanc et patiné avec des poudres et divers jus. L’arbre et les troncs sont puisés dans le jardin directement : vive les branches de thym !
Voilà, j’espère que cela vous parait réaliste.
En attendant de faire mieux, salutations !